L’impact du coronavirus dans le secteur du TRM

Après ces quelques mois de confinement et le retour progressif à notre vie antérieure, des règles ont été mises en place. Même si les habitudes des Français se rétablissent très vite dans leur vie privée, au niveau professionnel les entreprises se doivent de maintenir les gestes barrières préconisés par l’Etat. Découvrez l'impact que le coronavirus a eu sur les entreprises du TRM en France.

 

Les problématiques rencontrées par les chefs d’entreprises et les conducteurs

Dans le secteur du Transport Routier de Marchandises, nombreuses sont les problématiques survenues dû à la crise du COVID-19. Ces problématiques ont un impact direct et indirect sur la marge des entreprises.

La FNTR a effectué une enquête sur l’impact du coronavirus sur les entreprises du TRM et en a fait ressortir différentes problématiques :

Baisse ou absence de l’activité

Les secteurs qui dépendent de l’activité des secteurs clients ont été fortement impactés au niveau du chiffre d’affaires, des camions et des conducteurs en activité.

Indexation gazole négative

Difficultés au chargement ou à la livraison

Les mesures d’hygiènes et de distanciation sociale doivent être respectées par les conducteurs ainsi que par les personnes de lieux de chargement et déchargement. De plus, la remise et la signature des documents de transport sont réalisées sans contact entre les personnes.

Conditions de travail dégradées pour les conducteurs

Les conducteurs doivent avoir en permanence dans leur véhicule une réserve d'eau et de savon, ainsi que de serviettes à usage unique, ou de gel hydro alcoolique. Si un véhicule est partagé entre plusieurs conducteurs, le dernier conducteur doit nettoyer :

  • le volant
  • les poignées
  • le tableau de bord
  • les clés
  • les commandes manuelles
  • l’ensemble de l’habitacle

Les conditions de restauration des conducteurs étaient également plus difficiles qu’auparavant. La majorité des aires de repos et de services étaient en effet fermées.

Annulation ou report des contrats

10% de km à vides supplémentaires

Cette situation est très coûteuse sur le plan économique et aussi environnemental, car chaque kilomètre à vide supplémentaire diminue la rentabilité des entreprises. Pour rappel, le pourcentage des kilomètres à vide réalisé était en baisse continue depuis plus de 5 ans. Ces kilomètres à vides supplémentaires engendrent un surcoût de 15,3% pour chaque kilomètre réalisé par rapport à la situation avant crise sanitaire.

Baisse des prix du transport

33% des chefs d’entreprises constatent une baisse des prix du transport routier de marchandises sur ce mois de juin 2020, contre 28% en mai. Cela vient de la pression tarifaire à la baisse effectuée de la part de leurs clients. Les prix baissent en moyenne de 5% mais peuvent être diminués jusqu’à 20% !

Augmentation des coûts directs de 7,4% en moyenne

Ces coûts directs ont augmenté du fait de l’achat de matériels de protections :

  • gel hydro alcoolique
  • masques
  • équipements divers

Impact du COVID-19 sur le TRM

La reprise d’activité dans le TRM

Ces problématiques n’ont pas eu d’effets positifs sur la marge des entreprises. En effet, les sociétés du secteur du Transport Routier de Marchandises ont constaté une perte de chiffre d’affaires moyenne de 40% entre les mois de mars, avril et mai 2020.

Les entreprises

Les entreprises les plus impactées par cette crise sont celles dont l’activité dépend de l’activité des secteurs clients. On retrouve donc en date du 15 juin 2020, deux secteurs encore fortement impactés par cette crise :

  • Le secteur de l’automobile qui est le plus touché avec 76% des entreprises en arrêt partiel en juin 2020
  • Le transport de matières dangereuses se trouve également impacté avec 70% des entreprises en arrêt partiel.

Cependant, en date du 15 juin 2020, un tiers des entreprises (33%) sont encore en arrêt partiel mais plus aucune en arrêt total, contre 59% en arrêt partiel et 3% en arrêt total un mois auparavant, le 19 mai 2020.

Les conducteurs et les camions

De plus en plus de camions reprennent la route, ce qui est encourageant.

À ce jour, en moyenne 93% des camions en activité, contre 79% en mai. Pendant la période de confinement moins de la moitié des camions était en activité : seulement 41% en mars et 48% en avril.

De moins en moins de conducteurs en activité partielle.

En mai, il y avait 15% des conducteurs en chômage partiel. En juin il y en a 3 fois moins, seulement 4% des conducteurs sont encore en activité partielle.

La région Pays de la Loire est la moins touchée en termes :

  • D’entreprises en arrêt partiel
  • De camion à l’arrêt
  • De conducteurs en activité partielle

L’avenir

Il est encore un peu tôt pour parler d’avenir, mais les entreprises peuvent déjà analyser l’existant et se positionner sur les trois prochains mois. Les questions du recrutement et de la stabilité des effectifs trottent dans l’esprit des chefs d’entreprises.

Concernant l’emploi, 55% des chefs d’entreprises estiment que leurs effectifs resteront stables et 2% envisagent une augmentation de leurs effectifs au cours des prochains mois. Cependant, 32 % anticipent une réduction de leurs effectifs.

Concernant le recrutement, 11% considèrent qu’ils auront des problèmes pour pallier les diverses absences et expriment une inquiétude.

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Nous pouvons donc en conclure que depuis le confinement, les activités des entreprises sont en nettes amélioration. Cependant la marge dégagée n’est pas celle espérée et est moins élevée qu’auparavant. L’ouverture des bars et restaurants n’a pas eu d’effets sur l’activité TRM.

Retrouvez l'enquête en détail.

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